SALAR DE UYUNI.

L’histoire charge les objets de sens, de représentations et de symboles. 

En 2021, j’ai pris une décision qui a changé ma vie.

Je me suis lancé…et ce voyage m’emmène aujourd’hui en Bolivie. 

J’ai choisi d’acquérir le tapis rouge de Cannes, cet objet mythique et iconique, mais aussi éphémère et malheureusement jetable. 

Chaque année, on le détruit, le recycle ou le transforme. 

Il disparaît alors qu’il est le témoin des cultures, des époques et des sociétés. 

Ça fait exactement 30 ans que je me pose cette question : si le tapis rouge est devenu une icône  pourquoi n’est-il jamais consacré ? 

C’est donc devenu ma quête : 

Passer de l'éphémère à l’éternel, un mouvement qui pourrait s’appeler EPHERNEL

Ici, une nouvelle page s’est ouverte. Une surface immaculée, une toile démesurée

où la lumière semble naître au moment même où elle touche le sol.

Une lumière plus pure que tout ce que j’avais jamais vu jusqu’alors.

Prendre ce tapis entre mes mains, l’étudier, le repenser. Le désacraliser pour mieux le sacraliser, mais cette fois-ci ailleurs et tenter d’élever cette icône au rang d'œuvre d’art. 

Alors c’est là dans ce désert que le tapis rouge s’est transformé pour finalement se confondre avec l’une des 7 nouvelles Merveilles du Monde.

Ici j’ai compris que mon geste pouvait dialoguer avec quelque chose de plus grand que le Tapis lui-même et probablement que nous tous.