CALDERA
SERIE 01.
Caldera s’ouvre comme une déchirure silencieuse, une ligne rouge qui respire sous l’obscurité. Cette faille n’est pas seulement une fracture : elle est l’aveu de toutes les autres, celles que l’artiste porte en lui. Dans la matière sombre s’inscrit une tension, un tremblement intérieur qui affleure enfin. La lumière rouge qui s’y glisse ressemble à une vérité brûlante, longtemps contenue. Elle murmure l’histoire des blessures et des renaissances, celles dont on ne parle que trop peu. Sous la surface noire, l’énergie circule, prête à jaillir, à transformer, encore faut-il qu'il en ai le courage. Caldera devient un passage, une respiration, un seuil vers le dedans. C’est l’instant où tout ce qui était enfoui remonte, fragile mais irrépressible. La faille devient une ouverture, un espace où l’artiste se rencontre lui-même. Et dans cette ligne rouge, c’est toute la profondeur de son monde intérieur qui s’embrase.